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Le e-learning du moyen âge à nos jours. |
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Ce matin, je suis tombé sur une petite présentation que j'ai trouvée très intéressante. Il s'agit à la fois d'une très bonne introduction au e-learning et d'un excellent exemple de méthode de présentation de contenu. Je vous suggère d'aller y faire un tour. Vous pouvez la voir à www.amplitudes.fr/formation. N'oubliez pas de regarder les travaux pratiques pour encore plus d'exemples.
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Beaucoup d'organisations investissent près de 80% de leut budget de formation dans la mise en place de programmes formels, que ce soit en classe, en atelier ou en-ligne. Pourtant, selon Charles Jennings , responsable de la formation chez Reuters, la formation des employés suit la règle de 70:20:10.
Selon cette règle, 70% de la formation au sein des organisations se fait de façon informelle par l'accomplissement des tâches quotidiennes, par la résolution de problèmes ou par l'accomplissement de tâches spéciales. Le 20% correspond à la proportion de formation résultant de l'échange avec les collègues que ce soit sous forme d'entraînement ou de mentorat. C'est donc seulement 10% des connaissances et des compétences qui sont acquises par la formation formelle.
Il y donc un paradoxe évident, puisque 80% du budget va à environ 10% des activités. Quand on sait que la formation formelle est souvent moins efficace que la formation informelle, il y a de quoi se questionner.
Jennings ajoute que la formation formelle n'est pas adaptée à la génération Y. Ces derniers ont grandi avec les ordinateurs personnels et Internet et ont développé une nouvelle façon d'apprendre. "Ils ont des aptitudes de compréhension différentes. Ils ne demandent qu'un survol et reviennent pour approfondir au besoin. Il utilisent Internet et d'autres sources en temps réel lorsqu'ils ont besoin d'information ou pour développer des nouvelles habiletés plutôt que d'attendre pour un cours formel."
Il concut en disant qu'il ne suffit pas de transférer de la connaissance, les travailleurs doivent en savoir moins mais apprrendre plus.
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On peut vraiment faire mieux. |
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Voici un excellent article (en anglais) de Mark Berthelemy. Il y fait une sérieuse analyse de la façon dont sont développés et gérés la plupart des contenus de formation virtuelle dans les entreprises. Il suggère que les concepteurs doivent penser autrement et mettre les besoins des apprenants à l'avant plan. Voici le lien: The King is Dead - Long Live the King Bonne lecture.
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Il existe plusieurs méthodes ou outils pouvant être utilisés pour supporter l'apprentissage en ligne, chacune avec ses avantages et ses désavantages. Mais du point de vue du design pédagogique, nous faisons souvent face à des contraintes qui nous obligent à faire des choix. Les principales contraintes sont généralement le temps ainsi que le budget disponible et, en tant que concepteur, il faut tirer le meilleur des ressources disponibles. Voici un graphique que j'ai élaborer pour m'aider dans ma prise de décision. J'y ai classé les principales méthodes en fonction du temps de développement requis, de leur coût et du niveau d'interaction entre les apprenants (socialisation). Il s'agit d'une première version et je compte bien l'améliorer à mesure que je l'utilise.
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Qu'est-ce que le rapid e-learning? |
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Il existe différentes définitions de ce qu'est le rapid e-learning mais en règle générale le concept fait référence au développement rapide et économique de contenus de formation en-ligne à l'aide d'outils et de techniques qui réduisent radicalement le temps de développement. Alors que les méthodes traditionnelles de développement peuvent exiger des mois pour produire un contenu de formation, avec le rapid e-learning on parle de semaines et parfois même de jours. Il s'agit d'un avantage non négligeable pour plusieurs entreprises.
En fait, peu importe la définition, le rapid e-learning présente généralement les caractéristiques suivantes:
- Le temps de développement est de moins de 21 jours;
- Le développement est effectué par des experts de contenu;
- Un outil de développement simple est utilisé;
- La durée des modules est inférieure à une heure; et
- L'évaluation, l'interaction et le suivi sont minimals.
Ainsi, comme on peut le constater, le processus de développement du rapid e-learning est un processus rapide et assez simple qui peut être fait par les experts de contenus plutôt que par des spécialistes en pédagogie et en programmation.
Le rapid e-learning simplifie l'apprentissage en mettant l'emphase sur des besoins spécifiques et immédiats de formation. Par conséquent, le rapid e-learning est utile pour répondre à des besoins urgents. Il peut aussi être utilisé pour le développement de programmes de formation qui changent de façon constante ou qui ont une courte durée de vie. Cependant, l'usage du rapid e-learning se limite généralement à la communication de notions théoriques.
En fait, les deux principaux facteurs à l'origine de la popularité du rapid e-learning sont la demande croissante pour développer des contenus de formation interactifs pour répondre aux besoins d'entrprises qui doivent demeurer compétitives ansi que le besoin de maximiser le temps et le talent des experts de contenu qui passent trop de temps à enseigner aux noveaux employés les rudiments du métier.
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Redondance vs complémentarité |
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Plusieurs études semblent réfuter le principe de redondance tel que défini par Mayer à l'effet que les individus comprennent mieux lorsqu’ils entendent une narration en comparaison avec lorsqu’ils entendent et voient simultanément le texte de la narration. Je suis aussi porté à croire que ce principe de redondance est discutable puisque plus un individu est impliqué dans une activité d'apprentissage, meilleure est sa rétention. Par contre, je ne vois pas d'avantage à utiliser un support audio s'il ne fait que répéter textuellement ce qui est écrit à l'écran. À mon avis il faut rechercher un juste équilibre entre l'utilisation de narration redondante et l'utilisation de narration complétée par des éléments visuels.
Par exemple, je peux décrire verbalement ce à quoi ressemble ma maison. Si je présente à l'écran les même mots que j'utilise dans ma description verbale, il n'y a pas vraiment de valeur ajoutée à utiliser l'audio car il n'apporte rien de plus que le visuel en termes de contenu. Par contre, si je remplace les textes écrits par une photo de ma maison, alors à ce moment l'auditeur peut visualiser les mots qu'il entend et se faire une meilleure idée de ce j'essaie de lui expliquer. Ainsi, si je parle de deux fenêtres en facade, il peut voir ces deux fenêtres plutôt que d'essayer de s'imaginer de quoi elles ont l'air. Le message est donc plus clair. Une simple photo de ma maison n'aurait probablement rien dit à personne autre le fait que c'est une maison mais en combinant la photo et ma description je clarifie le message.
Ainsi, l'audio et le viseul ne doivent pas se répéter l'un et l'autre mais doivent plutôt se compléter. Alors que le message audio vient décrire le message visuel, ce dernier vient clarifier le message audio. Il est donc important, en formation virtuelle de bien utiliser chaque média de façon à éviter la redondance. Il faut plutôt faire appel à la complémentarité des sens de façon à stimuler d'avantage l'apprenant.
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