GuyBoulet.net
21-08-2008
La participation passive aux forums Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Aujourd'hui sur le blogue e-difor , Jacques Cartier offre un court texte à propos du peu de participation souvent rencontré sur les Forums de discussion dans certains programmes de formation.

Basé sur mon expérience avec les forums, la majorité des gens sont des "voyeurs" en ce sens qu'ils en lisent le contenu sans sentir le besoin d'intervenir en écrivant un message. Par contre, cette façon de faire permet, dans bien des cas, à ces "voyeurs" d'en tirer des apprentissages.

D'ailleurs, Johannes Strobel mentionnait il y a quelques semaines, lors de la conférence Elearn 2007 , que les individus les plus prolifiques dans les forums consacrent en moyenne 95% du temps passé sur les forums à la lecture. Il n'est donc pas surprenant qu'il y ait peu de participation active, mais cela ne signifie pas qu'il n'y a aucune participation. La participation est toutefois passive mais elle peut tout de même avoir une valeur pédagogique si le contenu du forum permet aux participant d'apprendre.
 
Le wiki a son utilité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

David Touvet qui avance dans son blog que la force du wiki réside en la capacité de l'utiliser pour créer un site, c’est-à-dire un ensemble de pages web, sans connaître un pet de technique et que des outils comme Google Docs seraient beaucoup plus appropriés pour créer des documents en collaboration.

Bien sûr un wiki peut être utilisé pour développer un site web avec peu ou pas de connaissances en programmation, mais il existe aussi une foule de systèmes de gestion de contenu (CMS) tels Joomla!, Mambo , PHPNuke et autres qui font la même chose et qui en plus sont conçus exactement pour cela et offrent une foule d’extensions.

À la base, un wiki est un outil “collaboratif” et il fut originalement conçu pour permettre le développement de documents par plusieurs personnes. Le meilleur exemple étant Wikipédia . L’avantage du wiki, c’est qu’il conserve une trace des changements apportés au document et certaines application, comme MediaWiki , permettent même de débattre des changements en ligne. Au risque de me tromper, je ne crois pas que les outils comme Google Docs gardent un journal des modifications pas plus qu’ils ne supportent les discussions.

Je suis toutefois d’accord pour dire que si on n’utilise pas ces fonctions propres au wiki un simple éditeur comme Google Docs est nettement suffisant. Utiliser un wiki uniquement pour partager un document est nettement une sous-utilisation de l’outil. Mais je crois aussi qu’utiliser un wiki pour développer un site web pour lequel aucune collaboration n’est requise est une mauvaise utilisation. C’est un peu comme utiliser un mateau pour fixer une vis: on peut y arriver mais ce n’est pas ce pour quoi il a été conçu. Il y a de meilleurs outils pour cela.

 

 
L'entreprise 2.0 est là pour rester Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Excellent article de Dion Hinchcliffe, The State of Enterprise 2.0.

Selon lui, l'adoption de l'entreprise 2.0 est en pleine effervescence. De plus en plus d'entreprises mettent à la disposition de leurs employés des outils de collaboration. On ne parle plus ici de pioniers, nous entrons dans la phase d'acceptation du concept d'entreprise 2.0. Bien que l'adoption ne se fase encore qu'à petite échelle, elle semble être en pleine croissance. Les analystes estiment même que le marché des logiciels sociaux destinés aux entreprises devrait tripler au cours des quatre prochaines années.  

Un point important soulevé dans cet article est que l'utilisation d'outils de collaboration sociale va se produire que l'entreprise le veuille ou non. En fait, plusieurs employés utilisent déjà ces outils sur une base personnelle et les experts semblent s'entendre sur le fait que les bénéfices du passage au concept d'entreprise 2.0 peuvent être significatifs dans la nouvelle économie du savoir.

Alors plutôt que de subir ce changement, les entreprises ne devraient-elles pas prendre le taureau par les cornes et  mettre en place les conditions et les outils requis pour passer au mode entreprise 2.0?
 
Motivation et collaboration Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
J’ai participé du 15 au 19 octobre 2007 à E-Learn 2007 , la 12e Conférence mondiale sur le e-learning dans l’entreprise, le gouvernement, les services de santé et l’enseignement supérieur. Cette conférence annuelle se tenait, cette année, à Québec.

Malgré son nom, cette conférence était principalement de nature académique, c'est-à-dire qu’une grande majorité des 600 quelques présentations portaient sur des recherches universitaires. Par contre, un certain nombre de présentations portaient sur des pratiques exemplaires, des outils et l’implantation du e-learning. De plus, les présentations faites par les présentateurs principaux étaient très intéressantes.

Un des thèmes qui est revenu souvent lors des diverses conférences est celui de la motivation des apprenants. Les relations sociales, les attentes externes, le bien-être de l’individu, l’avancement personnel, la stimulation, et l’intérêt cognitif sont des sources de motivation et représentent des éléments cruciaux en e-learning. L’interaction est importante, et cerataines recherches semblent démontrer que la collaboration est parfois meilleure dans la formation en ligne qu’en formation face-à-face puisque les apprenants en ligne sont généralement plus motivés que les apprenants en face-à-face, parce qu'ils ont plus de contrôle sur leur formation.

Quoi qu’il en soit, une collaboration efficace exige l’utilisation d’outils orientés vers l’utilisateur.  Les apprenants en ligne apprendraient davantage lorsqu’ils ont un niveau élevé de contrôle sur le contenu. La formation en ligne étant plus personalisable que la formation en face-à-face, elle serait donc plus efficace à cet égard. En fait, l’apprentissage en ligne serait nettement plus efficace que la formation face-à-face  pour le transmission de connaissance déclarative, mais un peu moins efficace pour les connaissances procédurales. Le taux de satisfaction semble toutefois être le même et son efficacité ne diffèrerait pas en fonction de l’âge.

Plusieurs présentateurs ont mentionné la nécessité de mettre en place du soutien métacognitif pour les apprenants. Le fait d’identifier des objectifs, de donner des exemples, et de fournir des opportunités d’autoévaluation aident à améliorer l’apprentissage autodirigé. Il fut même mentionné que des messages d’autorégulation plus ou moins fréquents peuvent améliorer la performance des apprenants.

Il y fut également largement question de Web 2.0 et de Learning 2.0 mais j'y reviendrai.

En somme, je suis un peu déçu de cette conférence en raison du manque de concret des diverses présentations. Beaucoup de théories mais bien peu d'applications réelles, dans la vraie vie. Il aurait été intéressant d'avoir des exemples de formations à succès, de pouvoir paratger l'expertise de professionnels du e-learning, pas seulement de chercheurs travaillant sur des hypothèses.
 
Powerpoint: d'un extrème à l'autre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

J'assiste cette semaine à la conférence eLearn 2007 qui se tient à Québec, ma ville de résidence. Aujourd'hui, au jour 2 de cette conférence, j'ai assisté à la pire présentation aussi loin que je puisse me rappeler.

En fait, je crois que la présentation PowerPoint de la conférencière était la principale source de ce désastre. Disons tout d'abord que sa présentation ne contenait que du texte, ou plutôt tout le texte, et qu'elle ne faisait que lire le texte apparaissant à l'écran. En plus, question d'être monotone jusqu'au bout, sa présentation se limitait à du texte noir, beaucoup de texte noir, sur un fond blanc. Pas très impressionnant surtout que c'est une conférence qui s'adresse à des spécialistes des technologies éducatives. Et le pire, c'est que le sujet de cette présentation était... la motivation des apprenants...

PowerPoint, ou tout autre outil de présentation, doit être utilisé en support au discours verbal et non l'inverse. À quoi bon lire le texte à voix haute alors que les participants peuvent le faire eux-même. Il aurait été préférable de ne présenter que des mots clés appuyés par des images, des graphiques et des tableaux.

Quelques heures plus tard, j'ai pu assister à une excellente présentation sur le learning 2.0 donnée par Jon Dron. En plus d'être un excellent narrateur, il a su motiver l'audience tout au long de sa présentation et utiliser de façon originale et efficace PowerPoint. Juste des mots clés, des images et... de la musique pour appuyer ses propos. J'aurais bien aimé partager cette présentation à titre d'exemple d'un bon usage de PowerPoint, mais elle n'est malheureusement pas disponible en ligne.

Comme quoi tout finit par s'équilibrer dans la vie... 

 
L'humour n'est pas toujours drôle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Cathy Moore suggère dans "Making Change " d'utiliser l'humour pour rendre la formation plus intéressante. Elle mentionne que les apprenants aiment le matériel humoristique et indique que des recherches soutiennent que l'humour engage les apprenants, les aide à apprendre et peut même accroître la participation.

De son côté, Quintus Joubert croit que l'utilisation d'humour peut aussi présenter des aspects négatifs, en particulier lorsque le contenu de formation s'adresse à une audience multiculturelle puisque l'humour prend des formes très différentes d'une culture à une autre. Ce qui est drôle pour un nord américain peut n'avoir aucun sens pour un asiatique ou un africain et parfois même être considéré comme offensant. Même entre hommes et femmes l'humour se perçoit différemment. Dans le contexte actuel de rectitude politique l'humour est épuré et devient plus banal que drôle.

Je suis un amateur d'humour et j'aime bien une petite blage de temps à autre. Je crois dond, en ce qui concerne la formation, que l'usage d'umour peut avoir sa place mais que tout est une question de contexte. Plus le public-cible est homogène, meilleure sera l'impact du contenu humoristique. Mais encore là, certaines industries peuvent se prêter mieux que d'autres à l'utilisation de l'humour: par exemple un groupe de vendeurs de voitures usagées sera peut-être plus réceptif qu'un groupe d'économistes.

Il faut aussi savoir doser l'utilisation de l'humour. Trop d'humour risque peut nuire à la perception en banalisant l'importance du contenu de formation. L'humour n'est finalement qu'un autre outil didactique qui doit être utilisé judicieusement en fonction des objectifs pédagogique visés.
 

Visitez Apprendre 2.0
GuyBoulet.net »
Go to top of page