jui
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2008
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28-07-2008 |
Je suis tombé ce matin sur un billet de Brent Schlenker intitulé "There is no Brain2.0...so why Learning2.0?". Les commentaires de Brent rejoignent aasez bien un point de vue que je tente de véhiculer depuis le début de ce blog.
Si je résune son point de vue, notre cerveau n'a pas changé, nous apprenons toujours de la même façon. Il n'y a donc pas de cerveau 2.0 et par conséquent, il ne peut y avoir d'apprentissage 2.0 car les mécanismes par lesquels le cerveau collecte et retient l'information sont les mêmes.
Selon Brent, et je souscrit à cet argument, les concepteurs créent des contenus et des expériences, mais ce sont les individus qui apprennent. Par conséquent, on ne devrait pas parler d'"e-learning 2.0" mais d'"e2.0-learning" car ce sont les outils (le e-) qui ont évolués et non le processus d'apprentissage.
On en revient donc à la distinction que je fais (et qui a souvent été critiquée) entre formation et apprentissage. Nous pouvons mettre en place des contenus de formation sous diverses formes (livres, présentations, activités, jeux, etc.) mais nous ne faisons certes pas de l'apprentissage. Ce mécanisme se produit dans le cerveau des individus et peu importe ce qu'on crée comme contenu, nous pouvons faciliter le processus d'apprentissage mais nous ne pouvons certainement pas le changer. Donc, il est faux de dire qu'il y a un apprentissage 2.0 si le processus interne demeure le même et que seuls les outils ont changé.
En terminant, Brent nous propose un sitre très intéressant: Brain Rules.
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jui
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2008
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24-07-2008 |
Nous sommes distraits de nos distractions par des distractions. C'est ce qu'affirme un article de Bryan Appleyard paru le 20 juillet dans le Sunday Times et intitulé "Stoooopid... why the Google generation isn't as smart as it thinks ".
Selon l'article nous sommes tous distraits, nous nous faisons tous interrompre. Et cela nous tue à petit feu. Selon David Meyer, professeur de Psychologie à l'université du Michigan, la distraction à long terme est aussi dangereuse que la cigarette. Selon lui, le multi-tâches est un mythe et aucun être humain ne peut écrire un email et parler au téléphone en même temps de manière efficace. En fait, ceux qui le font ne font que promene leur attention d'une tâche à l'autre, résultant en une détérioration des extrants.
Toujours selon Meyer, les personnes qui sont constamment distraites de leurs tâches démontrent les mêmes symptomes d'épuisement profesionnels que des contrôleurs aériens. Une étude américaine démontrerait même qu'un travailleur du savoir moyen serait dérangé en moyenne 2,1 heures par jour, ce qui coûterait aux entreprises américaines plus de 588 milliards de dollars par année. Pourtant, plusieurs voient des économies dans la capacité d'accomplir plusieurs tâches simultanée.
On cite en exemple des tests démontrant qu'un téléviseur allumé réduit la qualité et la quantité des interactions entre les enfants et leurs parents. Et Internet en multiplierait les effets. Il semble donc que le plus grand fournisseur d'information aie aussi pour effet de réduire l'acquisition d'information. On y mentionne également que 90% des sites visités par des adolescents sont des réseaux sociaux. Ils eraient ainsi immergés dans les commérages et les badineries. Bref, rien de bien "éducatif".
Je suis porté à adhérer à ces propos car notre cerveau est comme un ordinateur. Lorsqu'il effectue plus d'une tâche simultanément il partage ses ressources entre chaque tâche. Ainsi lorsqu'on exécute deux tâches ou plus en même temps on ne peut donner 100% de notre attention à chacune des tâches, il faut partager cette attention et par conséquent le risque d'erreur augmente.
Et vous, qu'en pensez-vous?
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jui
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23-07-2008 |
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Un billet très intéressant de Tom Kuhlmann sur The Rapid E-Learning Blog où il nous donne un excellent exemple de l'importance de donner des directives claires aux apprenants. Tout d'abord, il faut visionner la video ci-dessous (en anglais).
Ce que cette vidéo démontre, c'est que l'attention des apprenants sera dirigée en fonction de ce qu'on leur demande de faire. Si le narrateur de la vidéo demandait de chercher un ours dès le début, tout le monde le verrait, mais dans cet exemple, le focus est mis sur ce qui est blanc, et on fait donc abstraction de ce qui ne l'est pas. C'est la même chose en formation, si on met l'emphase sur les mauvaises choses, il est fort probable que les apprenants laisseront de côté ce qui est important. Si on n'identifie pas les objectifs d'une formation ou d'un exercice, ceux-ci deviennent un perte de temps. Il faut donc s'assurer que l'emphase soit mis là où ça compte en utilisant des expressions telles "Ceci est important puisque...", "Retenez bien ceci, car...", "Portez bien attention parce que...", etc. Il ne suffit donc pas de simplement présenter du matériel, il faut guider les apprenants dans leur apprentissage. Un des rôles principaux du concepteur pédagogique est donc de déterminer de quelle façon on pourra mettre l'emphase sur ce qui est important de façon à atteindre l'objectif d'apprentissage et de favoriser la rétention.
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jui
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2008
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08-07-2008 |
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Ce matin, en faisant le tour de mes fils RSS je tombe sur un article intitulé "Le Web 2.0 va bouleverser notre manière de concevoir l'e-learning". Bien que le titre ne soit pas révélateur du contenu de l'article, je suis toujours étonné de voir ce genre de titre qui laisse croire que le Web 2.0 va révolutionner le monde.
Ceux qui suivent mon blogue savent que je demeure réservé face à cette éventuelle "révolution", préférant plutôt parler d'évolution. Il y a quelques années, on prévoyait que le magasinage en ligne allait révolutionner les habitudes des consommateurs. Pourtant, Wall-Mart ouvre toujours des magasins. Et puis, des chaînes comme Sears offraient déjà le magasinage par catalogue depuis des décennies. Internet n'a rien créé de nouveau, il a simplement informatisé le processus d'achat par catalogue.
Le problème de ceux qui voient dans le web 2.0 une révolution du e-learning, c'est qu'ils ont probablement été exposés à de mauvais contenus où l'interactivité était absente. Demandez à des néophytes ce que signifie pour eux le elearning. Ils vous répondront probablement quelquechose relatif à des écrans de textes avec quelques images. Ce qu'en anglais on appelle des "page turners". Pas trop interactif.
Les forums de discussion existent depuis des lunes: dans les année 80, je participais déjà, avec mon modem 1200 bps, à des babillards électroniques, ancêtres des forums de discussion. Aujourd'hui encore je consulte régulièrement des groupes de discussion pour trouver des solutions à des problèmes informatiques, mécaniques ou autres. Certes, un Wiki permettrait de mieux organiser l'information contenue dans ces groupes de discussion, mais ce ne serait qu'une amélioration de ce qui existe déjà, pas quelque chose de nouveau.
Tout cela pour dire que ceux qui attendent la révolutiuon risquent d'être déçus. Une révolution est un changement brusque et en profondeur qui bouleverse l'ordre établi dans un domaine quelconque. Jusqu'ici, l'implantation du web 2.0 n'a rien de brusque et ne change en rien l'ordre établi.
Un peu comme pour le bug de l'an 2000, l'épidémie de grippe aviaire et autres cataclismes qui n'ont jamais eu lieu, certains experts exagèrent encore un fois afin de se donner de l'importance... et faire des $$$.
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