Guy Boulet, conseiller en formation
15-03-2010
sep 19 2008
Blâmons le concepteur, pas le processus. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-09-2008
Un billet de Michael Hanley , Can we re-invent e-learning? , a soulevé mon attention. En gros, il explique que les approches systémiques de conception pédagogiques son d'avantage centrées sur des objectifs que sur des besoins. Il prend comme exemple le modèle ADDIE qui, selon lui, tient d'avantage de la gestion de projet que de la pédagogie.

Bien que je sois en accord avec une bonne partie de son raisonnement, là ou je décroche c'est lorsqu'il dit:

My view is that ADDIE emerged from the principles of project management, and resemble the philosophy and practice to this discipline's methodology more than a pedagogy. Treating learning like a project leads to "training outcomes" equivalent to project deliverables.


Son raisonnement revient à blâmer le processus d'assemblage pour la mauvaise qualité des matériaux. On a beau changer la méthode d'assemblage, la qualité des matériaux ne changera pas. De plus, les modèles systémiques, comme le modèle ADDIE, ne systématisent pas l'apprentissage mais plutôt le processus de développement des contenus d'apprentissage. La pédagogie n'est qu'une composante du processus qui se situe principalement à l'étape du design. La mauvaise qualité des contenus a, à mon avis, bien plus à voir avec les mauvais choix des concepteurs qu'avec le fait qu'on systématise le processus.

On peut développer d'excellents contenus avec les modèles systémiques à la condition de faire des choix pertinents lors de la phase de design.

 
sep 12 2008
Comme de la musique punk à mes oreilles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-09-2008

B.J. Schone compare sur son blog l'apprentissage 2.0 avec la musique punk rock. Selon lui, ou plutôt une de ses collègues, l'apprentissage 2.0 se compare au punk rock en ce qu'il défie les courants dominants. Il émerge d'individus ayant un besoin de s'exprimer et de partager leur expérience. Ils n'attendent pas après les décideurs pour aller de l'avant. Ils embrassent la philosophie du "On n'est jamais mieux servi que par soi-même." Un peu comme les groupes punk enregistrent et produisent eux-mêmes leurs disques, certains individus créent eux-mêmes leurs blogue ou leur communauté virtuelle.

Il ajoute qu'on ne peut pas forcer l'utilisation du Web 2.0, mais qu'on devrait mettre à la disposition des employés les outils et les laisser en faire ce qu'ils veulent, ce qui donnerait de meilleurs résultats.

Je crois cependant que la musique punk n'est pas pour tout le monde et est plutôt un courant marginal en terme de nombre. Et je crois que le Web social est un peu pareil: certaines personnes en font leur principale source de connaissance alors que d'autres se sauvent en courant des qu'on en parle.

On peut bien mettre les outils disponibles, mais il ne faut pas croire que tous vont les adopter. Tout comme le magasinage en ligne n'a pas éliminé le besoin de magasins et de boutiques, il y aura toujours des personnes qui préfèreront le contact humain d'un collègue ou d'un formateur et pour qui la connaissance est une chose qui se partage de vive voix.

 

 
sep 10 2008
Web 2.0 et apprentissage informel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-09-2008
Pour ceux que la question intéresse, je vous propose un court article que j'ai rédigé. Le web 2.0 comme outil d’apprentissage informel explique comment les Web 2.0 peut venir supporter l'apprentissage informel.
 
sep 02 2008
Les québécois seraient des cancres Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-09-2008
Dans sa dernière édition, le magazine canadien Maclean's présente un dossier sur "l'intelligence" des grandes villes canadiennes . Fait marquant, les villes du Québec sont toutes en bas de liste sauf pour Gatineau qui est quatrième. Comme par hasard, cette ville n'est séparée d'Ottawa, qui se classe première, que par la rivière des Outaouais.

Les villes Québécoises y font piètre figure au niveau de la formation en milieu de travail, se contentant au mieux d'être dans la moyenne, malgré une loi voulant que toutes les entreprises ayant une masse salariale supérieure à 1 millons de dollars investissent 1% dans la formation de leurs employés.

Réaction du gouvernement Québécois: l'étude a des failles et ne tient pas compte de la spécificité québécoise. Pourtant, l'étude, réalisée par le Conseil canadien sur l'apprentissage, s'appuie sur 25 critères établis par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Je dis toujours que la première étape vers l'amélioration est d'admettre ses faiblesses. À mon avis, plutôt que de critiquer l'étude, nos fonctionaires devraient plutôt en analyser les résultats et déterminer les points faibles de notre système.

Si notre spécificité c'est d'être moins bien formés qu'ailleurs, je préfère ne pas être spécifique.
 
Guy Boulet, conseiller en formation »
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