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2008
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30-10-2008 |
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Jeffechino suggère sur Apprendre 2.0 que, pour des motifs écologique, économiques et de santé, nous devrions remplacer les bons vieux manuels scolaires par des ebooks. Cette pratique permettrrait de sauver des arbres, de diminuer le besoin d'acheter des livres et réduirait le poids que doivent porter nos jeunes sur leurs dos tout en diminuant l'échange de microbes qui se collent aux pages des livres (comme si un clavier d'ordinateur était aseptisé). Les ebooks sont certainement pratiques car ils ne prennent pas de place sur les étagères et sont facilement échangeables. Par contre, lire un livre ou juste un chapitre à l'écran est très désagréable et peut avoir, à la longue, des effets nocifs sur la santé. En fait, selon le Dr Brian Mathie du Roholt Vision Institute(1), passer trop de temps devant un ordinateur peut causer des problèmes de vision. Les personnes qui utilisent un ordinateur pour des périodes prolongées, que ce soit à la maison où à l'école, et qui ont les yeux qui sèchent, les yeux rouges et irrités, et éprouvent des douleurs et de la fatigue oculaires peuvent souffrir du syndrome de vision informatique (Computer Vision Syndrome). Selon l'American Optometric Association, de 50% à 90% des personnes qui font un usage prolongé d'ordinateur développeront ce syndrome à un moment où à un autre.
Selon une étude menée par des chercheurs de l'Université de Montréal(2), 60% des adolescents du premier secondaire passent en moyenne 20 heures devant un écran, le tiers y passe près de 40 heures et 17% plus de 50 heures. À mon avis, les forcer à passer plus de temps devant un écran pour des motifs économiques ou écologiques équivaut à leur imposer un forme de torture à des fins "sociales". Pour ce qui est des motifs de santés liés lourdeur des livres, on ne ferait que remplacer un problème par un autre.
Si comme moi, la plupart des étudiants impriment les ebooks afin d'en faciliter la lecture et aussi pour y faire des annotations, il n'y a pas vraiment d'économies monétaires ou écologiques. À mon avis, le seul avantage d'un ebook est sa portabilité: il peut facilement être échangé et peut être utilisé en plusieurs endroits à la fois. Par contre, ceci peut représenter un problème en ce qui concerne les droits d'auteurs, les ebooks n'étant pas tous libres de droits. Par contre on peut prêter un livre sans crainte d'enfreindre le copyright.
En plus, un livre c'est concret ça a une odeur, on peut le toucher ce qui éveille les sens et peut favoriser l'attrait pour la lecture. Un ebook c'est virtuel, inodore, sans forme. Ce n'est rien de plus qu'un fichier de données comme les autres et pour un jeune, un fichier multimédia (jeu, vidéo, animation) est beaucoup plus attrayant qu'un fichier de texte.
(1) http://www.the-review.com/news/article/4436365 (2) http://www.directioninformatique.com/di/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=47545
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29-10-2008 |
Récemment, George Siemens questionnait sur elearnspace le fait que, pour la plupart des éducateurs, l'apprentissage se base sur des objectifs ou des résultats escomptés, faisant appel à la taxonomie de Bloom. Il se demande si des recherches démontrent que cette approche contribue à un apprentissage plus efficace.
Je suis d'avis que bien qu'un individu puisse apprendre sans avoir de plans en ce sens, (c'est ce qu'on appelle l'apprentissage accidentel) la majorité des apprentissages sont fondés sur des objectifs. Par exemple, lorque je vais sur Google pour faire une recherche sur un sujet donné, mon objectif est de trouver de l'information spécifique sur ce sujet. Je peux apprendre des choses auxquelles je ne m'attendait pas, mais tout a débuté avec un objectif. Si je n'avais pas eu un objectif au départ, je ne serais pas allé sur Google et cet apprentissage accidentel ne serait pas survenu.
Bien sûr, si je fait une grosse bêtise au travail, je vais fort probablement en tirer des leçons importantes sans jamais avoir planifié le faire. Bien que ce soit probablement une excellente façon d'apprendre (la rétention est généralement très bonne dans ces situations), ce n'est pas la manière dont se font la majorité des apprentissages. Dans la grande majorité des cas, les apprentissages découlent d'un besoin, qu'il soit réel ou imposé, et ce besoin se traduit en un objectif visant à le combler.
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27-10-2008 |
Vendredi dernier j'assistais à une présentation sur l'approche par problème appliquée à un programme universitaire. Le but principal de cette approche était d'enseigner aux étudiants à trouver, analyser et rapporter l'information plutôt que de simplement leur offrir du contenu pré-digéré.
Le résultat fut une hausse subtantielle de la rétention d'environ 50% à près de 80% mais le plus grand bénéfice a probablement été que les étudiants diplômant de ce programme on un avantage significatif sur le marché du travail. Les employeurs ont indiqué que ces diplômés étaient plus proactifs et plus efficaces que les autres parce qu'ils ne sont pas limités à ce qu'on leur a enseigné. Le fait qu'on leur a enseigné à construire leur propre connaissance est un véritable avantage.
Dans mon esprit, c'est vers là que devrait aussi s'orienter la formation en entreprise. Il est temps que les formateurs cessent de croire que ce qu'ils enseignent est parole d'évangile. Le rôle du formateur doit changer de celui d'enseignant à celui de tuteur. Les employés doivent être guidés de façon à développer leur capacité à résoudre des problèmes pour lesquels on ne leur a pas nécessairement enseigné la solution. Ceci les rend plus efficaces et leur donne un plus grand sentiment d'être utile pour l'organisation.
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oct
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2008
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20-10-2008 |
Sur son blog Learning and Working on the Web, Harold Jarche rapporte les propos de Seth Godin à propos de la mort du marketing de masse et se questionn sur la fin de la formation de masse.
Si le marketing de masse est mort, quelqu'un peut-il en informer tous ceux qui continuent de m'envoyer du pourriel? Je ne suis pas un expert en marketing, mais si l'industrie veut personnaliser son message pour rejoindre chaque individu, cela risque d'être dispendieux et peu rentable. Le principal bénéfice du marketing de masse est qu'il permet d'atteindre un large public rapidement et à peu de frais tout en étant conscient que seule une infime partie du public cible répondra positivement.
Pour ce qui est de la formation, je suis d'accord pour dire que la formation individualisée est plus efficace du point de vue individuel, mais ce n'est pas nécessairement rentable du point de vue organisationnel. Pouvez-vous imaginer les forces armées offrant à toutes leurs recrues de la formation individualisée à leur propre rythme, avec comme seul lien entre elles une communauté sur Facebook? Une communauté virtuelle n'est rien de plus que virtuelle , ce qui signifie qu'elle ne fait que simuler les conditions d'une communauté.
Dans le contexte militaire, la formation de masse n'est pas juste une façon d'économiser temps et argent, elle sert aussi de catalyseur pour créer l'appartenance au groupe. La formation est très loin d'être individualisée: un seul moule pour tous. Mais ce qui rend la communauté militaire si forte, c'est que tous ont passé à travers la même initiation. Et ce que la formation ne fournit pas, la communauté le fournit. Les individus qui sont plus fort dans une matière aident les autres le soir dans les baraques: ça s'appelle travailler en équipe. L'esprit d'équipe devient si fort que des individus sont prêt à risquer leur vie pour leurs camarades. Qui risquerait sa vie pour un ami Facebook?
Le même raisonnement s'applique à l'entreprise: si on veut que les employés sentent qu'ils font partie d'une équipe, il faut leur offrir des opportunités d'interagir en personne, pas juste virtuellement parce que les individus sont plus attachés aux personnes qu'elles rencontrent en personne qu'à celles qu'elles ne connaissent que par leur nom d'usager.
Par conséquent, la formation de masse n'est peut être pas la meilleure façon de rejoindre chaque apprenant, mais dans certaines situation elle est de toute évidence une bonne façon de développer un sens d'appartenance et de stimuler l'apprentissage informel au sein d'un groupe.
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2008
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14-10-2008 |
Je lisais un billet de Daniel Lemire sur son blog où il explique sa recette comme programmeur: moins de planification et plus de prototypes.
Je ne suis pas un programmeur, mais comme concepteur de formation je partage cette philosophie. Pour moi la planification doit être minimale. Je préfère faire une bonne analyse de la situation et dresse quelques lignes directrices à partir de cette analyse plutôt que d'essayer ple planifier chaque détail avant de débuter le développement. Ce qui importe c'est le résultat, pas le processus.
Dans mon esprit, plus on planifie, plus il y a de chances que les choses n'aillent pas tel que prévu. Développer un prototype est une excellente façon de déterminer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et cela permet au client de donner ses commentaires sur du matériel concret plutôt que sur de vagues concepts couchés sur papier. Améliorer un prototype est souvent plus rapide que d'avoir à modifier un plan puisque la plupart du temps one ne s'apperçoit de l'échec du plan qu lors du développement ce qui signifie qu'en plus de devoir revoir le plan on doit aussi revoir le contenu développer, du moins en partie.
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oct
08
2008
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08-10-2008 |
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a rendu publique une étude sur la formation en entreprise basée sur un sondage réalisé auprès des dirigeants de PME. Selon cette édude, la Loi sur le développement de la main d’oeuvre n’a pas donné les résultats escomptés et il est clair, selon Simon Prévost, vice-président, Québec, de la FCEI que pour accroître l’offre de formation aux employés chez les entreprises qui en offrent moins, le gouvernement a tout intérêt à étendre les crédits d’impôt à la formation à l’ensemble des secteurs économiques.
L’étude démontre que 76,2 % des PME qui dispensent de la formation en entreprises le font pour perfectionner les compétences. Ils sont aussi motivés dans 60 % des cas par la nécessité d’augmenter la compétitivité et la productivité de l’entreprise. La rétention du personnel est aussi une raison importante pour offrir de la formation, particulièrement dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre.
L’étude révèle aussi que 65 % des entreprises ne disposent d'aucuns plan ou de calendrier de formation, seulement 42 % des entreprises ont dans leur comptabilité une ligne budgétaire réservée à la formation de leurs employés et 44 % d’entre elles font appel à des intervenants externes. Les secteurs d’activités dans lesquels les PME apparaissent les plus organisées au chapitre de la formation des employés sont ceux de la finance, des assurances, de l’immobilier, des services aux entreprises et de l’éducation, et en santé et services sociaux. Les secteurs a priori les moins structurés sont ceux de l’agriculture, de la construction et de la restauration, hôtellerie, services personnels.
Selon les données du sondage, 50,6 % des entreprises n’ont offert aucune formation à leurs employés au cours des trois dernières années. Les principaux obstacles à l’organisation d’activités de formation seraient le manque de temps (67 %), le manque de ressources financières (46 %), l’absence de formation spécialisée adaptée aux besoins de l’entreprise (35 %), l'impossibilités de remplacer les employés en formation (32 %) et la distance par rapport aux lieux de formation (24%).
On y découvre également que 58 % des répondants offriraient davantage de formation s’ils bénéficiaient de crédits d’impôt, tandis que 57 % seraient davantage ouverts à la formation en entreprise si les impôts de manière générale et ceux sur la masse salariale en particulier étaient moins élevés.
L’étude de la FCEI intitulée « Formation dans les PME : la performance des entreprises d’abord » est disponible sur le site Internet de la FCEI (Cliquez ici).
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