Guy Boulet, conseiller en formation
11-03-2010
nov 28 2008
Conectivisme et formation en entreprise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2008
Mark Berthelemy propose aujourd'hui un billet intéressant intitulé "The Networked Learner and the Trainer" où il place le concept de connectivisme  dans le contexte de l'entreprise.

Le connectivisme est, en résumé, une thgéorie de l'apprentissage élaborée par George Siemens dans laquelle l'apprentissage est un processus de création de connexions internes (dans le cerveau), entre les individus, ou avec des systèmes externes. Dans la théorie connectiviste, le rôle du formateur change sigificativement par rapport à son rôle conventionnel. Le formateur n'est plus la source du savoir mais plutôt un guide qui favorile les connexions chez l'apprenant.

Ceci prend un sens très important dans l'entreprise où, selon les études, entre 70% et 80% de l'apprentissage se fait de façon informelle dans l'environnement de travail plutôt que lors de formations structurées en classe ou en ligne. Les superviseurs et les pairs jouent donc un rôle important dans le processus d'apprentissage informel car ce sont eux qui partagent le savoir ou orientent l'individu vers les sources de savoir. Ce rôle de guide étant informel, il n'est pas toujours reconnu.

Berthelemy suggère donc, que pour rendre l'apprentissage en milieu de travail plus efficace, il faut rendre ces rôles plus explicites et développer les compétences des gestionnaires à encadrer cet apprentissage informel. Il propose aussi que l'on prolonge la relation entre les formateurs (ceux qui fournissent le 20% à 30% de formation formelle) et les apprenants par l'utilisation d'outils tels les forums, les blogues ou les podcasts.

Ce n'est pas une mauvaise idée, particulièrement quand les formateurs proviennent de l'interne, mais j'y vois une limite dans les cas où la formation est offerte par des consultants externes. Dans un tel cas, il peut être plus difficile de maintenir un contact à long terme avec une personne qui va d'entreprise en entreprise. Imaginez la charge de travail d'un consultant devant garder le contact avec les employés de dizaines d'entreprises en plus de donner régulièrement des formations.

À mon avis, le rôle de guide ou de mentor est une chose qui devrait normalement être dévolu à des superviseurs, mais encore faut-il s'assurer que ceux-ci soient bien préparés à remplir ce rôle.
 
nov 25 2008
Apprentissage informel en milieu de travail Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-11-2008

La dernière édition de la revue eLearning Papers offre quelques article intéressante sur l'apprentissage informel en milieu de travail.

Vous pouvez accéder à la version HTML ou télécharger la version PDF.

 

 
nov 20 2008
Le multi-tâche donne l'illusion d'être efficace Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-11-2008
J'ai déjà questionné notre capaciter à être multitâche dans un billet en juillet dernier intitulé "Pouvons-nous vraiment être multi-tâches? ". Récemment, une collègue de travail me faisait parvenir un article du New-York Times: "Multitasking Can Make You Lose ... Um ... Focus ". Cet article semble confirmer mes apréhensions.

De nos jours, il est commun pour un individu de devoir passer une partie de la journée et dans certains cas des journées complètes à faire plus d'une chose à la fois. Bien que l'on aie l'impression de sauver du temps, les scientifiques découvrent que cela nous rend en fait moins efficace. Le multi-tâche fait rapidement passer notre concentration d'une tâche à l'autre, donnant l'illusion que nous faisons les choses de façon simultanée.

L'article cite plusieurs recherches qui indiquent que:

  • Les individus perdent du temps lorsqu'ils doivent passer d'une tâche à une autre et que ce temps augmente avec la complexité des tâches.
  • Le taux de réaction est de 35% plus élevé lorsqu'on texte en conduisant. Ç'est pire que de conduire en état d'ébriété.
  • Le travailleur moyen est interrompu toutes les 11 minutes et il lui faut 25 minutes pour revenir à la tâche précédente.
  • Bien que l'on travaille plus rapidement lorsqu'on fait du multi-tâches, nous sommes moins productifs.
  • Nous nous interrompons autant nous mêmes que nous sommes interrompus par les autres.

Il semble donc que le gain en efficacité que nous procure le multi-tâche ne soit qu'une illusion et qu'en bout de ligne nous perdons plus de temps que nous croyons en gagner. Ce qui m'interpelle particulièrement c'est le fait que nous interrompons nous-mêmes nos tâches pour faire autre chose. Qui n'a jamais été vérifier ses emails au beau milieu d'une conversation téléphonique?

De nos jours avec les téléphones portables et les assistant numériques personnels nous sommes sujet à être dérangés à tout moment. Nous avons cependant le contrôle sur la technologie et nous pouvons toujours éteindre ces appareils, fermer la porte du bureau où à la limite ne pas répondre.  
 
nov 11 2008
Oui à la technologie, mais pas uniquement à la technologie. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-11-2008

Voici un vidéo très intéressant qui illustre bien la façon dont les nouvelles générations utilisent les technologies.

Certains affirment que l'on devrait délaisser la salle de classe pour s'en remettre uniquement à la formation informelle à l'aide dest technologies du Web 2.0. La question qu'on doit se poser est: "Vous feriez-vous opérer par un médecin qui a fait sa médecine uniquement en échangeant sur Facebook avec des 'experts' utilisant des pseudos?" Moi pas, par contre je serais bien heureux de savoir que mon médecin est en contact avec d'autres collègues avec qui il peut échanger sur des cas difficile afin de trouver une solution.

Je crois que nous devons, en tant que pédagogues, favoriser l'utilisation de ces nouvelles technologies comme outils de formation. Par contre, je ne crois pas que ces technologies doivent remplacer la formation formelle, structurée et contrôlée. Ces outils doivent venir appuyer la formation formelle, qui peut ainsi être réduite à sa plus simple expression, c'est à dire les concepts de base communs à tous les apprenants, laissant ainsi ces derniers poursuivre leur apprentissage de façon informelle selon leurs besoins spécifiques.

Oui à la technologie, mais pas uniquement à la technologie.

 

 
nov 10 2008
Le Web 2.0 est mort, vive le Web. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-11-2008
Je suis tombé sur un billet de Francis Pisani intitulé "la fin du web 2.0?" où il s'étonne qu'on ait très peu fait mention du terme Web 2.0 lors du... Web 2.0 Summit tenu la semaine dernière à San-Francisco. J'avais moi-même soulevé le même genre d'interrogation il y a quelques semaines dans un billet intitulé "Le début de la fin du concept de Web 2.0?"

L'effet de nouveauté du Web 2.0 est terminé. La surutilisation du terme aura sans doute contribué à sa banalisation. L'expression Web 2.0 est devenu au fil du temps un fourre-tout, un terme marketing qu'on a utilisé à toutes les sauces: Web 2.0, apprentissage 2.0, entreprise 2.0, etc. On a tellement étiré les champs d'application du Web 2.0 qu'on en est rendu à se demander ce que signifie vraiment le terme. Par conséquent, un un concept qu'on ne sait expliquer est appelé disparaître faute de sens.

Tout comme pour le bug (lire buzz) de l'an 2000, plusieurs entreprises et pseudo-experts se sont bâti une réputation et remplis les poches autour du concept de 2.0. Certains auront contribué à faire gonfler la vague, alors que d'autres se seront contenté de surfer dessus.

Mais dans les faits, ce qui est en voie de disparition, c'est davantage le terme "2.0". Les applications sont toujours présentes et sont devenues une sorte de norme pour le Web. Aujourd'hui, se dire 2.0 ce n'est plus cool car tout le monde l'est. Maintenant que le terme est usé, quel sera le prochain terme à la mode? Web 3.0? À mon avis, le terme fait déjà ringard. Je vois cependant deux tendances sur un horizon rapproché:

  • Le Web mobile qui, avec l'arrivée du iPhone et la popularité des BlackBerry et autres "smartphones", permet l'accès à Internet partout et en tout temps. Bien que j'y voie des applications pédagogiques, je doute de son adoption à grande échelle en matière de formation.

  • La formation verte qui, à l'aide du Web, permet de réduire l'impact environnemental de la formation, aidant les entreprises à devenir plus écologiques. J'y vois toutefois d'avantage un coup marketing visant simplement à ajouter une étiquette "verte" à des solutions existantes qu'une nouveauté en matière de formation.


Quoi qu'il en soit, je suis confiant que les "experts" se trouveront une autre vache à lait. Reste à savoir laquelle ils exploiteront jusqu'à ce qu'elle soit tarie.

 
nov 04 2008
Le processus est-il plus important que le résultat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
04-11-2008

Question intéressante de Benjamin Hamilton sur le blog Learning Design and Performance Improvement. Il se demande si un joeur ex-joueur de footbal peut regarder un match comme un spectateur moyen ou s'il passe tout le match à critiquer chaque jeu. Il se demande en fait si, en tant que professionnels de l'apprentissages, nous ne sommes pas tellement pris à critiquer que nous apprenons moins que l'apprenant moyen. La quantité d'attention que nous portonsau processus nous empêche-t-elle d'atteindre le résultat escompté?

Ce qui compte au football c'est de gagner le match. Bien qu'exécuter des jeux parfaits peut améliorer le spectacle, ce n'est pas essentiel pour atteindre l'objectif.

Certaines personnes s'intéressent davantage au processus alors que pour d'autres ce sont les résultats qui importent. Personnellement, je suis plus intéressé par le résultat que le processus. Cela ne signifie pas que je ne m'intéresse pas au  processus, mais je crois qu'il peut y avoir plus d'une façon d'atteindre un même résultat. En bout de ligne, ce qui importe le plus est ce que l'apprenant a appris, pas comment il l'a appris. L'expérience m'a permis de constater que les personnes pour qui se concentrent trop sur le processus veulent tellement atteindre la perfection qu'ils mettent trop de temps a perfectionner le processus et à la fin ils se voient confrontés au choix de liver un produit "imparfait" ou encore d'en retarder la livraison.

Le point est que si le résultat rencontre les exigences, à quoi bon critiquer le processus? Il semble évident qu'il est suffisant. Par contre, si les objectifs ne sont pas atteints c'est qu'il y a quelque chose qui cloche dans le processus. À ce moment il vaut la peine de s'attarder au processus afin de l'améliorer.

 
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