oct
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2008
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20-10-2008 |
Sur son blog Learning and Working on the Web, Harold Jarche rapporte les propos de Seth Godin à propos de la mort du marketing de masse et se questionn sur la fin de la formation de masse.
Si le marketing de masse est mort, quelqu'un peut-il en informer tous ceux qui continuent de m'envoyer du pourriel? Je ne suis pas un expert en marketing, mais si l'industrie veut personnaliser son message pour rejoindre chaque individu, cela risque d'être dispendieux et peu rentable. Le principal bénéfice du marketing de masse est qu'il permet d'atteindre un large public rapidement et à peu de frais tout en étant conscient que seule une infime partie du public cible répondra positivement.
Pour ce qui est de la formation, je suis d'accord pour dire que la formation individualisée est plus efficace du point de vue individuel, mais ce n'est pas nécessairement rentable du point de vue organisationnel. Pouvez-vous imaginer les forces armées offrant à toutes leurs recrues de la formation individualisée à leur propre rythme, avec comme seul lien entre elles une communauté sur Facebook? Une communauté virtuelle n'est rien de plus que virtuelle , ce qui signifie qu'elle ne fait que simuler les conditions d'une communauté.
Dans le contexte militaire, la formation de masse n'est pas juste une façon d'économiser temps et argent, elle sert aussi de catalyseur pour créer l'appartenance au groupe. La formation est très loin d'être individualisée: un seul moule pour tous. Mais ce qui rend la communauté militaire si forte, c'est que tous ont passé à travers la même initiation. Et ce que la formation ne fournit pas, la communauté le fournit. Les individus qui sont plus fort dans une matière aident les autres le soir dans les baraques: ça s'appelle travailler en équipe. L'esprit d'équipe devient si fort que des individus sont prêt à risquer leur vie pour leurs camarades. Qui risquerait sa vie pour un ami Facebook?
Le même raisonnement s'applique à l'entreprise: si on veut que les employés sentent qu'ils font partie d'une équipe, il faut leur offrir des opportunités d'interagir en personne, pas juste virtuellement parce que les individus sont plus attachés aux personnes qu'elles rencontrent en personne qu'à celles qu'elles ne connaissent que par leur nom d'usager.
Par conséquent, la formation de masse n'est peut être pas la meilleure façon de rejoindre chaque apprenant, mais dans certaines situation elle est de toute évidence une bonne façon de développer un sens d'appartenance et de stimuler l'apprentissage informel au sein d'un groupe.
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oct
14
2008
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14-10-2008 |
Je lisais un billet de Daniel Lemire sur son blog où il explique sa recette comme programmeur: moins de planification et plus de prototypes.
Je ne suis pas un programmeur, mais comme concepteur de formation je partage cette philosophie. Pour moi la planification doit être minimale. Je préfère faire une bonne analyse de la situation et dresse quelques lignes directrices à partir de cette analyse plutôt que d'essayer ple planifier chaque détail avant de débuter le développement. Ce qui importe c'est le résultat, pas le processus.
Dans mon esprit, plus on planifie, plus il y a de chances que les choses n'aillent pas tel que prévu. Développer un prototype est une excellente façon de déterminer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et cela permet au client de donner ses commentaires sur du matériel concret plutôt que sur de vagues concepts couchés sur papier. Améliorer un prototype est souvent plus rapide que d'avoir à modifier un plan puisque la plupart du temps one ne s'apperçoit de l'échec du plan qu lors du développement ce qui signifie qu'en plus de devoir revoir le plan on doit aussi revoir le contenu développer, du moins en partie.
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2008
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08-10-2008 |
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a rendu publique une étude sur la formation en entreprise basée sur un sondage réalisé auprès des dirigeants de PME. Selon cette édude, la Loi sur le développement de la main d’oeuvre n’a pas donné les résultats escomptés et il est clair, selon Simon Prévost, vice-président, Québec, de la FCEI que pour accroître l’offre de formation aux employés chez les entreprises qui en offrent moins, le gouvernement a tout intérêt à étendre les crédits d’impôt à la formation à l’ensemble des secteurs économiques.
L’étude démontre que 76,2 % des PME qui dispensent de la formation en entreprises le font pour perfectionner les compétences. Ils sont aussi motivés dans 60 % des cas par la nécessité d’augmenter la compétitivité et la productivité de l’entreprise. La rétention du personnel est aussi une raison importante pour offrir de la formation, particulièrement dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre.
L’étude révèle aussi que 65 % des entreprises ne disposent d'aucuns plan ou de calendrier de formation, seulement 42 % des entreprises ont dans leur comptabilité une ligne budgétaire réservée à la formation de leurs employés et 44 % d’entre elles font appel à des intervenants externes. Les secteurs d’activités dans lesquels les PME apparaissent les plus organisées au chapitre de la formation des employés sont ceux de la finance, des assurances, de l’immobilier, des services aux entreprises et de l’éducation, et en santé et services sociaux. Les secteurs a priori les moins structurés sont ceux de l’agriculture, de la construction et de la restauration, hôtellerie, services personnels.
Selon les données du sondage, 50,6 % des entreprises n’ont offert aucune formation à leurs employés au cours des trois dernières années. Les principaux obstacles à l’organisation d’activités de formation seraient le manque de temps (67 %), le manque de ressources financières (46 %), l’absence de formation spécialisée adaptée aux besoins de l’entreprise (35 %), l'impossibilités de remplacer les employés en formation (32 %) et la distance par rapport aux lieux de formation (24%).
On y découvre également que 58 % des répondants offriraient davantage de formation s’ils bénéficiaient de crédits d’impôt, tandis que 57 % seraient davantage ouverts à la formation en entreprise si les impôts de manière générale et ceux sur la masse salariale en particulier étaient moins élevés.
L’étude de la FCEI intitulée « Formation dans les PME : la performance des entreprises d’abord » est disponible sur le site Internet de la FCEI (Cliquez ici).
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2008
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02-10-2008 |
Matthew Franz demandait récemment sur son BlogFranz pourquoi plusieurs professionnels de l'apprentissage voyaient les outils du Web 2,0 comme des technologies d'apprentissage. Pour lui, le RSS, les blogs, les wikis et autres sont des outils de base pour les travailleurs tout comme les autres outils que sont les applications bureautiques ou internet.
Matthew rejoint assez bien ma position. Les outils du Web 2.0 ne sont rien de plus que des outils. Je peux apprendre autant d'un article dans un magazine ou d'une page web statique que d'un blog ou d'un wiki. La seule différence est que les uns me permettent de contribuer mais pas les autes.
Si on veut qualifier les outils du Web 2.0 d'outils d'apprentissage, on devrait aussi mettre la machine à café, le téléphone et une foule d'autres outils dans cette catégorie parce qu'on peut aussi les utiliser pour partager des connaissances (bon, la machine à café est plus un lieu d'apprentissage qu'un outil mais quand même).
Ce que j'essaie de dire, c'est qu'on apprend continuellement dans tout ce qu'on fait. Si je prends un cours de cuisine, j'utiliserai toutes sortes d'outils: des cuillères, des casseroles, des bols, etc. Cela en fait-il des outils d'apprentissage? Non, ce sont des outils de cuisine utilisés dans un environnement d'apprentissage.
La seule nouveauté avec l'apprentissage 2.0 ce sont les outils. La collaboration et le réseautage existaient bien avant les ordinateurs.
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sep
19
2008
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19-09-2008 |
Un billet de Michael Hanley , Can we re-invent e-learning? , a soulevé mon attention. En gros, il explique que les approches systémiques de conception pédagogiques son d'avantage centrées sur des objectifs que sur des besoins. Il prend comme exemple le modèle ADDIE qui, selon lui, tient d'avantage de la gestion de projet que de la pédagogie.
Bien que je sois en accord avec une bonne partie de son raisonnement, là ou je décroche c'est lorsqu'il dit:
My view is that ADDIE emerged from the principles of project management, and resemble the philosophy and practice to this discipline's methodology more than a pedagogy. Treating learning like a project leads to "training outcomes" equivalent to project deliverables.
Son raisonnement revient à blâmer le processus d'assemblage pour la mauvaise qualité des matériaux. On a beau changer la méthode d'assemblage, la qualité des matériaux ne changera pas. De plus, les modèles systémiques, comme le modèle ADDIE, ne systématisent pas l'apprentissage mais plutôt le processus de développement des contenus d'apprentissage. La pédagogie n'est qu'une composante du processus qui se situe principalement à l'étape du design. La mauvaise qualité des contenus a, à mon avis, bien plus à voir avec les mauvais choix des concepteurs qu'avec le fait qu'on systématise le processus.
On peut développer d'excellents contenus avec les modèles systémiques à la condition de faire des choix pertinents lors de la phase de design.
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