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jui 21 2009
L'acquisition de connaissance dans les environnements virtuels Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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21-07-2009

Après plusieurs dizaines de pages de lecture visant à mieux cerner le processus l'acquisition de connaissance dans les environnements virtuels pour un projet sur lequel je travaille actuellement, voici un très bref résumé de ce que j'en déduit.

La théorie de l'apprentissage situé (situated cognition) suggère que la connaissance est liée au contexte et, par conséquent, que l’acquisition de savoirs est le résultat de la participation à des activités dans un contexte défini. Ainsi un environnement virtuel devrait démontrer des similarités avec le monde réel pour que les apprentissages procéduraux qui y sont faits soient transférables dans le monde réel.

Mais il ne suffit pas que l'environnement virtuel soit réaliste, les tâches à accomplir doivent être conçues de façon à permettre à l'apprenant d'apprendre. Le réalisme cognitif de la tâche  serait plus important que le réalisme de l'environnement. Ceci implique que la fidélité des graphiques aurait moins d'importance que la fidélité des tâches à accomplir.

Ainsi, pour soutenir la construction de sens, le contexte dans lequel se produit l'apprentissage doit se rapprocher le plus possible du contexte dans lequel seront appliquées les connaissances acquises. Un environnement virtuel devrait donc mettre les apprenants dans des situations où ils jouent un rôle similaire à ce qu'ils font dans la vraie vie et leur offrir des activités authentiques dans un contexte similaire à celui où ils auront à effectuer ces activités dans le vrai monde.

Dans ce contexte, l'isolation devrait être évitée puisque l'interaction avec les pairs peut rendre le contexte beaucoup plus réaliste. Dans un environnement de travail, on est rarement seuls, il y a toujours des confrères, des superviseurs ou des subalternes pour nous aider. L'instructeur, quant à lui, devient un facilitateur qui soutien et guide les apprenants à mesure qu'ils accomplissent les tâches.

 
avr 30 2009
Le prototypage rapide Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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30-04-2009

De retour après une longue absence liée à mes obligations professionnelles. Temps supplémentaire et nouvel emploi ont pris beaucoup de mon temps ces derniers mois. Qui qu'il en soit, voici un article que j'ai écrit (en anglais) suite à mes recherches pour me familiariser avec le prototypage rapide: Rapid prototyping: an efficient way to collaboratively design and develop e-learning content.

En fait, j'utilise instinctivement cette méthode depuis des années mais j'ignorais son nom. J'ai simplement modifié le modèle ADDIE pour répondre à mes besoins.

Comme concepteur, je n'ai jamais utilisé de storyboard car je trouve que c'est une perte de temps surtout avec les outils de développement rapides qui existent aujourd'hui. Je préfère partir d'une présentation sommaire et la développer avec la collaboration des experts de contenu plutôt que de prendre le contenu fourni par les experts et ensuite travailler en vase clos avec des développeurs.

Et vous, quelle approche utilisez-vous?

 
fév 12 2009
Encore une fois, le multitâche au ban des accusés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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12-02-2009

Je reviens encore une fois avec le multitâche suite à un article publié dans la revue Monitor on Psychology. L'article de Rebecca A. Clay intitulé Mini-multitaskers confirme encore une fois que le multitâche ne donne que l'impression d'être plus efficace.

L'article nous apprend, entre autres, que malgré la popularité du multitâche, les recherches démontrent qu'il réduit la productivité et modifie la façon dont on apprend.

En fait, à faire deux tâches simultanément, on se retrouve à utiliser les mêmes ressources mentales pour chacune des tâches. On doit donc alterner d'une tâche à l'autre plutôt que des les accomplir en même temps. Cette alternance fait qu'on ne peut se concentrer sur aucune des deux tâches et en plus il faut, en quelque sorte, faire un résumé de la tâche supsendue pour pouvoir la reprendre. Tout ceci fait que notre efficacité à compléter un tâche est moindre que si on se concentre uniquement sur une tâche du début à la fin.

On y apprend aussi que les individus dont l'attention est divisée ne peuvent pas intégrer en profondeur la nouvelle information résultant en une difficulté à appliquer la matière par la suite puisque ces individus vont avoir tendance à apprendre les réponses par coeur plutôt que d'essayer de comprendre la matière.

Plus ça va, plus il semble que, malgré leur facilité à utiliser les technologies, les nouvelles générations ne soient après tout pas si différentes des autres.


Billets précédents sur le sujet:

- Pouvons-nous vraiment être multi-tâches? 
- Le multi-tâche donne l'illusion d'être efficace

 

 
fév 10 2009
Voir au delà du LMS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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10-02-2009
Tony Karrer publiait la semaine dernière un billet intitulé "What Goes in the LMS?" où il mentionne, entre autres, qu'on ne devrait pas mettre sur un LMS du contenu pour lequel on n'a pas à faire de suivi des apprenants.

Je crois toutefois que l'utilisation d'un LMS n'est limité que par les limitations qu'on lui impose. Pourquoi ne pas voir le LMS comme un portail sécurisé de formation où on peut contrôler l'acccès à du contenu qui ne serait pas appropriée à une audience externe. On peut ainsi l'utiliser pour restreindre l'accès à certaines informations à des groupes spécifiques de personnes.

Par exemple, dans un emploi précédent, nous utilisions le LMS pour héberger des communautés de pratiques à l'aide du forum de discussion. La section "contenu" servait à rendre disponible de la documentation pertinente pour les membres de la communauté et le calendrier de cours servait à afficher les activités à venir. On peut donc aussi utiliser un LMS pour supporter l'apprentissage informel. Ce n,est pasd parce que le LMS permet de faire le suivi des apprentissages, qu'on doit obligatoirement assurer le suivi de tout ce qui s'y passe.

Si on continue à voir le LMS comme un outil de suivi des apprentissages, c'est tout ce qu'on pourra en tirer. Il faut voir plus loin que le bout de son nez, regarder les possibilités qu'offre le système et se demander comment on peut les utiliser de façon efficace dans le processus d'apprentissage tant formel qu'informel.
 
fév 05 2009
Bien éduquer pour bien former Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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05-02-2009

Je rencontre parfois des personnes qui confondent l'éducation et la formation. Il est vrai que les deux concepts se ressemblent et se rejoignent en certains points, mais ce sont néamoins deux choses bien différentes.

L'éducation vise également à assurer à chaque individu le développement de ses capacités physiques, intellectuelles et morales afin de pouvoir affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société. Ainsi l'éducationpermettra d'acquérir des connaissances jugées essentielles telles savoir lire, écrire et compter ainsi que des notions de base en histore, géographie et dans plusieurs autres domaines. Ces apprentissages sont pour la pluparts le fait du système d'éducation composé des écoles primaires et secondaires ainsi que des collèges et universités.

Alors que l'éducation vise le développement général de l'individu, la formation de son côté s'attaque à des domaines plus précis, à des compétences pratiques qui font appel à des connaissances pariculières. On utlisera ainsi des termes tels "formation professionnelle" ou "formation en cours d'emploi". Il faut aussi noter qu'un formateur n'est pas un éducateur.

À titre d'exemple, une personne bien éduquée fera preuve de bonnes manières et d'une certaine érudition alors qu'une personne bien formée sera compétente dans ce qu'elle fait. Cet exemple illustre bien la différence: l'éducation fourni des outils pour la vie de tous les jours alors que la formation développe la capacité à utiliser ces outils à des fins spécifiques. Ainsi, le système d'éducation enseigne ce qu'est le théorème de pythagore alors que la formation explique comment on peut l'appliquer à des domaines précis, que ce soit dans la construction, la navigation ou tout autre domaine.

Là où je veux en venir avec tout cela c'est qu'un système d'éducation déficient a des répercussion importante sur la capacité d'une société à être compétitive au point de vue économique. Si le système d'éducation ne fournit pas les outils, la formation pourra difficilement développer leur utilisation. Ce n,est peut-être pas une coincidence que les pays les plus performants du point de vue économique ont souvent les meillleurs systèmes d'éducation.

 
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